poétesse insoumise
que seule la pluie ramène à la terre
refusant de ployer plus bas
que ce sol qui la nourrit
poétesse en papier
qui se froisse sous le plaisir
d’hommes passionnés
étancheuse de soifs, de désirs
poétesse courronée
d’épines et de fleurs
douce violence au profit
des grands rois du rien
poétesse enchaînée
qu’est-ce qu’ils ont tous à courir ?
après une liberté
qu’ils n’effleureront jamais
****
café sauvage
résiste au tumulte
prend son temps
parfum d’un matin
où le champ des possibles
est fleuri d’idées
ne nous hâtons pas !
elles n’attendent qu’à éclore
dans le silence d’une gorgée
dans le bruit d’un sourire
****
à l’ombre des pins
se perche le chat
observateur muet
d’une tendresse naïve
regard doux, discret
trouve l’apaisement
dans tes yeux clos
étranger connu
sous les courants d’air
prend sa sieste
à l’ombre de la vie
- où est-ce que la vie s’écoule
quand le temps s’arrête ?

