et un matin,
la brise fraîche te rappelle
qu’un oiseau est fait pour voler
que ta force vient du changement
que des contraintes naît le talent
et dans tes yeux soudain
un vacarme crache feu et larmes
tu es libre et sauvage
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lèvres contre lèvres
la forêt s’agite
les grondements de nos cœurs
imitent ceux du ciel
je te vois sous la pluie
les flammes résistent à la tempête
dansent sur tes problèmes
peau de chagrin te quitte
lourdement
à nouveau vivant
au rythme de la rivière
tu m’embrasse passionnément
feu de bois / de joie
s’éteint à la lueur du jour
ne resteront que les cendres
d’un amour avorté
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corps déromantisés
soumis à la chimie
corps fatigués
se cachent derrière les mots
corps refuges - bafoués
montrent leur fragilité
corps douleur, frappés
cherche un repos
crient en silence
le coût de la vie
le prix de la liberté
****
je vois en toi
un rêve que je poursuis
sans le connaître
- qui es-tu ?

